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  • 2016 : LE NOUVEAU CLASSEMENT DES MEILLEURS CUVEES DE CHAMPAGNE

    169.jpgMes dégustations de MILLESIMES (d'Octobre à Janvier) se terminent et on peut donc déjà re-situer une nouvelle hiérarchie champenoise, même si les dégustations du GUIDE, qui débutent en Février, vont forcément venir moduler tout cela.

     

    Pour l'instant, il y a, bien sûr, les maisons et vignerons qui sont toujours les références de la Champagne, les PREMIERS, certes, mais aussi ceux que l'on retrouve dans les 2 premiers niveaux de la hiérarchie des DEUXIEMES GRANDS VINS CLASSES, suivis par certains, dont les dernières dégustations leur ont fait prendre du grade.

     

    Ceux qui confirment leur place à la tête des DEUXIEMES GRANDS VINS CLASSES :

    SIMART-MOREAU, LANCELOT-ROYER, CHARPENTIER, LAURENT-GABRIEL, PERSEVAL-FARGE, OUDART, DE LOZEY, LEQUART, GATINOIS, DRAPPIER, FLEURY-GILLE, BOIZEL, GIMONNET, MauriCe VESSELLE, Michel TURGY, Pierre MIGNON, COLLET (qui ne cesse de progresser)...

     

    Ceux qui montent et atteignent la tête des DEUXIEMES GRANDS VINS CLASSES :

    BOURDAIRE-GALLOIS, JEAUNAUX-ROBIN, VAUTRAIN-PAULET, Albert de MILLY, VEUVE OLIVIER, BOULARD-BAUQUAIRE, Christian BOURMAULT, Guy CADEL, Pierre GOBILLARD 

     

    Ceux qui montent dans le Classement, atteignant un très beau niveau hiérarchique, et ont le potentiel pour monter encore :

    HAMM, CARLINI, LEJEUNE-DIRVANG, LAFORGE-TESTA, BRIXON-COQUILLARD, GASTON COLLARD, Hervé LECLERE, SADI-MALOT, MOUSSE-GALOTEAU, Christian BRIARD, Olivier et Laetitia MARTEAUX, HENIN-DELOUVIN, Jacques DEFRANCE, Eric MAÎTRE, Florence DAUPHIN, Charles COLLIN, Veuve DOUSSOT, BERTEMES, CHARBAUT, Diogène TISSIER, FAUCHERON GAVROY, Michel GENET, LECLERC-BRIANT, BAILLETTE-PRUDHOMME, QUATRESOLS-GAUTHIER, Michel GAWRON, DILIGENT, BLONDEL, CHASSENAY d'ARCE, Daniel PERRIN, BESNARD CHEVALIER

     

    Chacun d'entre eux élèvent des cuvées personnalisés, authentiques, les unes dominées par la puissance (souvent majoritaires en Pinots, mais pas forcément), les autres par l'élégance, ce sont des vins marqués à la fois par leur terroir et la main de l'homme, et c'est ce qui leur confère ce carcactère unique.

    On se fait vraiment plaisir, et à prix très doux !


    Quand boire les millésimes : voir la VINTAGE CODE

    Actualité du vignoble
    Classement Champagne
    Tout savoir sur le vignoble
    Vignerons sélectionnés

     

    Accédez directement aux commentaires de dégustation en cliquant sur le nom (en rouge)

    PREMIERS GRANDS VINS CLASSÉS

    CATEGORIE A
    Priorité à la puissance
    KRUG (Grande Cuvée) (Hors classe) (r)
    DEVAUX (D) (r)
    CHARLES HEIDSIECK (Millénaire) (r)
    POL ROGER (Sir Winston Churchill) (r)
    TAITTINGER (Comtes de Champagne) (r)
    ELLNER (Réserve) (r)
    LAURENT-PERRIER (Grand Siècle)
    PHILIPPONNAT (Clos des Goisses)
    ALAIN THIÉNOT (Grande Cuvée)
    CATEGORIE B
    Priorité à l'élégance
    GOSSET (Grand millésime) (r)
    ROEDERER (Cristal)
    DE SOUSA (Caudalies)
    DE TELMONT (O.R.1735)
    Pierre ARNOULD (Aurore)
    PAUL BARA (Réserve) (r)
    LEGRAS et HAAS (Blanc de Blancs)
    LOMBARD (Grand Cru) (r)
    PIPER-HEIDSIECK (Rare)
    DE VENOGE (Princes)



    DEUXIÈMES GRANDS VINS CLASSÉS

    CATEGORIE A
    Priorité à la puissance
    Michel ARNOULD (Grande Cuvée)
    BOULARD-BAUQUAIRE (Mélanie)
    Guy CADEL (Grande Réserve) (r)
    De CASTELNAU (Millésimé) (r)
    CHARPENTIER (Terre d'Émotion)
    COLLET (Esprit Couture)*
    GATINOIS (Grand Cru)
    JEAUNAUX-ROBIN
    LANCELOT-ROYER (Chevaliers)
    LAURENT-GABRIEL (Prestige) (r)
    Laurent LEQUART (Prestige)
    Philippe de LOZEY (Cuvée des Anges)*
    MUMM (R. Lalou)*
    Etienne OUDART (Référence)
    Jean-Michel PELLETIER (Anaëlle) (r)
    RALLE (Réserve)*
    SIMART-MOREAU (Grande Réserve)
    VAUTRAIN-PAULET (Grande Réserve)
    Maurice VESSELLE (Millésimé)*
    VEUVE CLIQUOT (Grande Dame)*
    (AUTRÉAU-LASNOT (Prestige))
    BONNET-GILMERT (Millésimé)
    Christian BOURMAULT (Grand Éloge)
    BRIXON-COQUILLARD (Prestige)
    CANARD-DUCHÊNE (Charles VII)
    CARLINI (Millésime)
    Guy CHARBAUT (Millésimé)*
    DAUPHIN (Instant Intégral)
    Jacques DEFRANCE (Millésime)
    Philippe DUMONT (Prestige)
    (Germar BRETON (Blanc de Blancs))
    Pierre GOBILLARD (Prestige)*
    HAMM (Signature) (r)
    MORIZE (Sélection) (r)
    PERRIER JOUËT (Belle Epoque)*
    René RUTAT (Millésimé)
    THÉVENET-DELOUVIN (Prestige)*
    VEUVE OLIVIER (Grande Réserve)
    ASPASIE (Brut de Fût)*
    BAILLETTE-PRUDHOMME (Memoris)*
    BARON ALBERT (La Préférence) (r)
    BARON FUENTÉ (Cuvée Prestige) (r)
    Christian BRIARD (Ambre)
    Lionel CARREAU (Préembulles)*
    Charles COLLIN (Blanc de Noirs)
    GREMILLET (Evidence)*
    DOUSSOT (Grande Cuvée)
    FAUCHERON GAVROY*
    HENIN-DELOUVIN (Grand Cru)*
    HUOT (Carte Noire)
    LAFORGE-TESTA (Millésime)
    Hervé LECLERE (Secret Millésime)
    LEJEUNE-DIRVANG (Seilles d'Or)*
    MAÎTRE
    MALETREZ (Premier Cru)*
    Olivier et Laetitia MARTEAUX (Millésimé)
    Rémy MASSIN (Prestige)*
    Daniel PERRIN (Millésime)*
    QUATRESOLS-GAUTHIER
    André TIXIER et Fils (Millésime)*
    BARDOUX (Millésimé)*
    GOUTORBE (Spécial Club)
    MARINETTE RACLOT (Millésime)
    MOUZON LEROUX
    Guy CHARLEMAGNE (Millésimé)
    J.CHARPENTIER (Pierre-Henri)
    DELOT (Légende)*
    François BROSSOLETTE (Millésime)*
    Veuve Maurice LEPITRE (Heritage)*
    OLIVIER Père et Fils (Aparté)
    R. DUMONT et Fils
    MOREL Père et Fils (Cuvé Gabriel)*
    Paul GOERG (Millésime)*
    HUGUENOT-TASSIN (Réserve)*
    ROGGE-CERESER (Excellence)*
    CATEGORIE B
    Priorité à l'élégance
    BEAUMONT DES CRAYERES (Grande Réserve)
    BOIZEL (Grand Vintage)
    BOURDAIRE-GALLOIS (Prestige)
    Edouard BRUN (Élégante)
    Gaston CHIQUET (Blanc de Blancs) (r)
    DELAUNOIS (Sublime)
    DEUTZ*
    DRAPPIER (Grande Sendrée)
    FLEURY-GILLE (Pierre-Louis)
    GIMONNET Pierre (Fleuron)
    Charles MIGNON (Grande Cuvée)*
    Pierre MIGNON (Madame)*
    PERSEVAL-FARGE (Millésimé)
    Michel TURGY (Blanc de blancs)
    VINCENT D'ASTRÉE (Millésimée)*
    BARDY-CHAUFFERT (Réserve)
    BRIGITTE BARONI
    Jean-Bernard BOURGEOIS (Millésime)
    BOURGEOIS-BOULONNAIS (Premier Cru) (r)*
    PENET-CHARDONNET (Extra Réserve)*
    COUTIER (Henri III)
    DANGIN (Prestige)
    DILIGENT (Millésime)
    Nathalie FALMET (Nature)*
    GRASSET-STERN (Millésimé)
    Michel LABBÉ (Prestige)
    Guy LARMANDIER (Grand Cru)*
    LECLERC-BRIANT (Les Crayères)
    Xavier LECONTE (Vent des Anges)*
    Bernard LONCLAS (Prestige)
    MARGAINE (Spécial Club)*
    MÉDOT (Blanc de blancs)
    Albert de MILLY
    MOUSSE-GALOTEAU (Les Vinages)
    Yvon MOUSSY (Prestige)*
    Bruno PAILLARD*
    PETITJEAN-PIENNE (Millésimé)
    RENAUDIN (Réserve)*
    André ROBERT (Mesnil)*
    JEAUNEAUX ROBIN (Extra)
    ROYER (Grande Réserve)*
    J.M TISSIER (Apollon)*
    VERRIER (Raymond Verrier)
    VIGNON Père et Fils (Extra brut))
    BERTEMES (Extra)*
    BESNARD CHEVALIER (Meline)*
    BLONDEL (Blanc de blancs)*
    CHASSENAY d'ARCE (Premier)*
    COLIN (Grand Cru)*
    GABRIEL-PAGIN (Grande Réserve)
    GASTON COLLARD (Zéro)
    Michel GAWRON (S)*
    MOUZON LEROUX (L'Ineffable)*
    SADI-MALOT (Cuvée SM)
    Diogène TISSIER et Fils (Saveur de Juliette)
    AMBROISE LAURENT (Fraîcheur)
    (Michel GENET (Grand Cru))
    Alexandre PENET (Nature)*
    ROBERT-ALLAIT (Prestige)
    A. ROBERT (Sablon)*
    BOREL LUCAS (Séléction)*
    GALLIMARD (Quintessence)
    ERIC LEGRAND
    PRIEUR (Millésimé)
    Franck DEBUT (Tradition)
    Philippe GONET (Extra)
    Hubert PAULET (Risléus)*

    TROISIÈMES GRANDS VINS CLASSÉS

    CATEGORIE A
    Priorité à la puissance
    (LAMBLOT (Premier Cru))
    (LENOBLE (Grand Cru)*)
    (PANNIER (Réserve)*)
    PLOYEZ-JACQUEMART (Passion)*
    Prestige des SACRES (Privilège)*
    (Gaston RÉVOLTE (3e Millésnaire)*)
    BOUCHÉ (Millésimé)
    (FENEUIL-POINTILLART (Premier Cru))
    (Nicolas FEUILLATTE (Grand Cru)*)
    FLEURY (Fleur de l'Europe)
    (GARDET (Prestige))
    Robert JACOB (Collection Privée)*
    ROLLIN (Grande Réserve)
    (VOLLEREAUX (Marguerite)*)
    CATEGORIE B
    Priorité à l'élégance
    BONNAIRE (Millésimé)*
    Daniel CAILLEZ (Héritage)
    Vincent COUCHE (Perle Nacre)*
    FOISSY JOLY (Grande Cuvée)
    VEUVE LANAUD (Prétrosses)*
    LOUIS de SACY (Inédité)
    NAPOLEON (Blanc de blancs)
    (SENDRON-DESTOUCHES (Millésimé)*)
    WIRTH et MICHEL (3 Cépages)
    RUFFIN (Nobilis)
    BLIARD-MORISET (Réserve)
    DUMENIL (Prestige)
    (PIERRARD (Blanc de blancs))

     

    IMPORTANT : pour mieux comprendre les Classements

     

    Les Classements sont réactualisés en permanence dans l'année en fonction des dernières dégustations (derniers ou anciens millésimes, coups de cœur, déceptions...) et peuvent donc être différents de ceux du Guide "papier", qui ne peut être remis à jour avant la prochaine édition

     

  • CHAMPAGNE : LES VIGNERONS ET MAISONS QUI ONT MARQUE 2015 !

    61-2.jpgCHAMPAGNE

    Le Classement est particulièrement remanié cette année. La force du terroir est bien réelle ici et vient s’allier à cet art exceptionnel de l’assemblage que chaque vigneron ou maître de chai va marquer de sa “patte”, créant une bouteille unique, que personne n’a réussi à égaler, partout dans le monde, où l’on n’est jamais parvenu à inquiéter la “marque” Champagne...

    Certes, les références ont évolué, des grandes maisons sont toujours au sommet mais un nombre de vignerons ou de “petites” maisons familiales les rejoignent, et c’est bien naturel. Qu’elles dégagent des notes de chèvrefeuille, de rose ou d’abricot, développent des nuances de noisette, de brioche ou de fruits mûrs, les cuvées deviennent plus passionnantes les unes que les autres, à des prix fort sages quand on les compare aux aberrations d’autres vins.

    Du grand art, que l’on retrouve évidemment dans les Premiers Grands Cru Classés, où quatre très grandes maisons élèvent des cuvé"es formidables : RoedererGossetCharles Heidsieck et Pol Roger.
     
     

    54-4.jpgD’autres maisons familiales sont de premier ordre : EllnerLombardPhilipponnatLegrasBaraArnould et Thiénot; et des vignerons exemplaires comme Erick de Sousa, qui, en une vingtaine d’années, a fait de son nom une référence. Toujours une seule cave coopérative, Devaux, avec des cuvées franchement exemplaires.

     

    La hiérarchie des Deuxièmes Grands Vins Classés est à prendre à la lettre : les Premiers des Seconds sont nettement supérieurs aux Cinquièmes des Seconds. Pour s'en assurer, c'est ICI

     

    Des propriétaires élevent des vins les uns plus séduisants que les autres, garants d’une typicité et d’une grande régularité qualitative exemplaires, associés à des prix doux  : Edouard BrunMichel Arnould, Jean-Marie PelletierBoizelDe LozeyRalleDrappierPierre Mignon, Charpentier, Laurent-GabrielMaurice VesselleMichel TurgyBourdaire-GalloisPierre GobillardFleury-GilleLancelot-RoyerSimart-Moreau, Charles Mignon, Oudart, Lequart, Perseval-Farge, Hamm, Vautrain-Paulet...), un bon nombre exploitant des terroirs situés en Grands (et Premiers) Crus, ceci expliquant bien sûr cela, et prouvant que, ici comme ailleurs, la force du terroir est primordiale, même si l’art de l’assemblage, les stocks et l’élevage feront la différence.

    On poursuit nos grands coups de cœur avec : Bardy-ChauffertMargaineMédot, Baron-Fuenté, GatinoisHuot, Brixon-Coquillard, Fleury-Gille, Guy CadelNathalie FalmetRollinRoyerLabbéAspasieMorizeGatinois, Michel Arnoud, CoutierThévenet-DelouvinVerrierBaron Albert, Jacques DefranceJeaunaux-Robin, Bourgeois-BoulonnaisMaletrezDe Milly, Moussy, Verrier, Renaudin... Des maisons et vignerons qui bénéficient également de rapport qualité-prix-typicité exceptionnels, et peuvent aussi prétendre aux plus hautes places.

    On continue avec : Sadi-Malot, Bertemes, Baillette-Prudhomme, Bourmault, Colin, Tissier, Leclerc-Briant, Charbaut, Olivier et Laeticia Marteaux, Faucheron, Genet, Hervé Leclère, Christian Briard, Henin-Delouvin, Gaston Collard, Jean-Bernard Bourgeois, Moussé-Galuteau, Lejeune-Dirvang, Rogge-Cereser, Diligent, Eric Maître, Veuve Olivier...

    Quatre caves sont au top : ColletDe CastelnauBeaumont des Crayères et Vincent d’Astrée, et sont à même de sortir des cuvées qui atteignent les sommets.
     

    À la suite, une bonne cinquantaine de maisons et vignerons, chacune avec sa spécificité, chacune pouvant mériter mieux... C’est ce qui fait tout l’intérêt de ce Classement, récompenser les plus connus comme les autres, en étant réactualisé en permanence.

     

  • CHAMPAGNE : CE QUE VOUS DEVEZ SAVOIR POUR NE PAS VOUS FAIRE AVOIR

    58-4.jpgLe Classement est particulièrement remanié cette année. C’est la région où l’on est en train de reconquérir les lettres de noblesse de son terroir et le travail accompli par de nombreux vignerons est exceptionnel. La force du terroir est bien réelle ici et vient s’allier à cet art exceptionnel de l’assemblage que chaque vigneron ou maître de chai va marquer de sa “patte”, créant une bouteille unique, que personne n’a réussi à égaler, partout dans le monde, où l’on n’est jamais parvenu à inquiéter la “marque” Champagne... Certes, les références ont évolué, des grandes maisons sont toujours au sommet mais un nombre de vignerons ou de “petites” maisons familiales les rejoignent, et c’est bien naturel. Qu’elles dégagent des notes de chèvrefeuille, de rose ou d’abricot, développent des nuances de noisette, de brioche ou de fruits mûrs, les cuvées deviennent plus passionnantes les unes que les autres, à des prix fort sages quand on les compare aux aberrations d’autres vins. 

    Du grand art, que l’on retrouve évidemment dans les Premiers Grands Cru Classés, où se cotoîent de très grandes maisons (qualitativement, j’entends) comme Krug, le premier des premiers, puis Roederer, Gosset, Taittinger,Laurent-Perrier, Charles Heidsieck (Deutz, Mumm, et Veuve Clicquotdevraient les rejoindre, j’attends les prochaines dégustations).
     

    D’autres maisons familiales sont de premier ordre : Ellner, Lombard,Philipponnat, Legras, Bara, Arnould et Thiénot; et des vignerons exemplaires comme Erick de Sousa, qui, en une vingtaine d’années, a fait de son nom une référence. Toujours une seule cave coopérative, Devaux, avec des cuvées franchement exemplaires.

     

    La hiérarchie des Deuxièmes Grands Vins Classés est à prendre à la lettre : les Premiers des Seconds (Bruno Paillard y fait son entrée) sont nettement supérieurs aux Cinquièmes des Seconds.

     

    Quatre caves sont au top : Collet, De Castelnau, Beaumont des Crayèreset Vincent d’Astrée, et sont à même de sortir des cuvées qui atteignent les sommets. Au moins deux d’entre elles devraient passer en Premiers Grands Vins prochainement.

     

    Il y a aussi des propriétaires qui peuvent prétendre atteindre les sommets, selon leurs cuvées, globalement ceux qui sont dans le peloton de tête des Deuxièmes Grands Vins Classés, dans les deux ou trois premiers échelons de cette hiérarchie, donc, élevant des vins les uns plus séduisantes que les autres, garants d’une typicité et d’une grande régularité qualitative, associés à des prix doux (Edouard Brun, Michel Arnould, Jean-Marie Pelletier,Boizel, Delaunois, De Lozey, Gaston Chiquet, Ralle, Drappier, Pierre Mignon, Laurent-Gabriel, Maurice Vesselle, Michel Turgy, Bourdaire-Gallois, Pierre Gobillard, Fleury-Gille, Lancelot-Royer, Simart-Moreau,Charles Mignon...), un bon nombre exploitant des terroirs situés en Grands (et Premiers) Crus, ceci expliquant bien sûr cela, et prouvant que, ici comme ailleurs, la force du terroir est primordiale, même si l’art de l’assemblage, les stocks et l’élevage feront la différence.

     

    Dans la lignée, on poursuit avec ces maisons et vignerons qui bénéficient également de rapport qualité-prix-typicité exceptionnels, et peuvent aussi prétendre aux plus hautes places (Vautrain-Paulet, Bardy-Chauffert,Margaine, Médot, Gatinois, Huot, Etienne Oudart, Brixon, Guy Cadel,Nathalie Falmet, Rollin, Royer, Labbé, Aspasie, Baron-Fuenté, Perseval-Farge, Morize, Gatinois, Coutier, Thévenet-Delouvin, Verrier, Baron Albert, Hamm, Defrance, Jeaunaux-Robin, Petitjean-Pienne, Bourgeois-Boulonnais, Maletrez, De Milly, Renaudin...).

     

    Pas mal de nouveaux dans le Guide m’ont particulièrement plu : Dauphin,Bourgeois, Faucheron, Diligent, Penet-Chardonnet, Maître, Collard... tous à des niveaux différents, naturellement.

     

    À la suite, une bonne cinquantaine de maisons et vignerons, chacune avec sa spécificité, chacune pouvant mériter mieux... C’est ce qui fait tout l’intérêt de ce Classement, récompenser les plus connus comme les autres, en étant réactualisé en permanence.

     
     
    L’histoire du Champagne

     

    L’existence de la vigne en Champagne remonte aux temps les plus anciens. Déjà les légions du grand César contribuèrent à en développer la culture. Au Moyen Âge, le vignoble fut illustré par saint Rémi, apôtre des Francs et évêque de Reims, grand précurseur de la renommée du vin “de rivière”, définissant à l’époque les vignobles des versants qui dominent les berges de la Marne aux environs d’Épernay et d’Hautvillers, et servi aussi bien, selon Roger Dion, dans son Histoire de la vigne et du vin en France, à un festin que décrit le Tournoi de Chauvency, qu’aux côtés du vin de Beaune “sur les tables d’apparat qu’on dresse à Reims en 1321 pour le sacre de Charles IV, en 1328 pour le sacre de Philippe VI”. On y distinguait d’ailleurs les autres crus d’Ay, de Cumières et de Damery (voir les poèmes d’Eustache Deschamps).

     

    La montagne de Reims, quant à elle, ne connaîtra la gloire que plus tard, vers la fin du xvie siècle. Il n’était pas question alors de vin de mousse, ni de vin de “Champagne”, mais d’un vin tranquille dénommé “vin de France”, appartenant à une province viticole dont l’étendue correspondait à la partie du massif tertiaire parisien qui se déploie au nord de la Beauce, de Mantes à la montagne de Reims, en passant par les coteaux du Laonnois et du Soissonnais. Déjà, l’on se rendait compte des bienfaits des relations publiques pour aider les heureuses dispositions de la nature, en faisant appel (au grand dam des Bourguignons qui monopolisaient le marché des vins de qualité) à la faveur des puissants.

     

    Du pape Léon X à François Ier, d’Henri VIII d’Angleterre au bon roi Henri, sire d’Ay et de Gonesse, Boileau et Louis-Roger Brûlart, marquis de Villery, plus tard, les grands du royaume se mirent à promouvoir (objectivement ou non) le vin de Champagne, rouge surtout. Le médecin Le Paulmier se plut à décrire cet engouement en précisant que les vins issus du Pinot noir (les “clairets”) “tiennent le premier rang en bonté et perfection sur tous les autres vins…”. Prenant la vedette aux modèles bourguignons, celui de Beaune était dès le xve siècle le vin rouge et noble par excellence. La renommée du vin de Champagne acquiert ses lettres de noblesse au Grand Siècle (XVIIe siècle).

     

    Aux historiens de l’époque le soin de s’engager en disant que le vin rouge de Champagne fut supérieur à celui de Beaune. Pas sûr que le climat moins indulgent du premier ait pu réellement gêner la qualité du second. Qu’importe ! La destinée de la région de Champagne en profita pour s’affermir, et l’on sait aujourd’hui que le pays ne s’orientait que vers la production d’un tout autre vin, propre à lui-même et non concurrent des seigneurs rouges de la Bourgogne. Passons sur les efforts et l’habileté des vinificateurs du moment qui parvinrent peu à peu à “faire” du vin gris, presque blanc, tant au château de Sillery qu’à l’abbaye d’Hautvillers. Passons encore sur les hautes recommandations dont bénéficièrent les crus champenois. Même Chaptal laisse entendre qu’ils n’en ont point manqué quand il écrit que les vins sont largement redevables de leur célébrité aux grands seigneurs qui accompagnèrent Louis XIV à son sacre. Ce qui prouve aussi que leur qualité était bien réelle. “En outre, on remarque bien vite, poursuit Roger Dion, qu’en dépit de la précaution qu’on prenait de loger les vins gris dans des futailles neuves, le contact du bois, à la longue, ne leur était pas bon (…) et que le moyen le plus sûr de préserver leurs arômes était de les conserver en des flacons de verre, soigneusement bouchés.” En parallèle, on s’aperçut que dans son récipient de verre, le vin, de lui-même, devenait mousseux. Intervint le légendaire mais réel Dom Pérignon, procureur de l’abbaye d’Hautvillers, à qui revient surtout le mérite d’avoir amélioré la culture de la vigne, créé les assemblages de différents raisins, et sans doute maîtrisé humainement et régulièrement cette effervescence (voir “la méthode champenoise”).

     

    C’est l’avènement du vrai vin de Champagne tel que nous le connaissons, dont Voltaire témoigne en 1736 et Alfred de Vigny en 1853 (“dans la mousse d’Aï luit l’éclair d’un bonheur”). Les vins tranquilles sont devenus vins de joie, et l’effet réjouissant de leur pétulance les fit rapidement adopter.

     

    Une dernière chose qui nous permettra d’enchaîner : durant toute cette belle histoire, le sens commercial des négociants de la région de Champagne, qui déployèrent toute leur énergie à maintenir ou développer leurs ventes en France et à l’étranger, fut bien sûr l’autre facteur d’importance qui contribua – avec le caractère distinctif du vin à mousser – à porter la bonne parole.

     
     
     

     

    Le vignoble

     

    Le vignoble champenois (32 000 ha) comporte quatre zones : la montagne de Reims, la vallée de la Marne, la Côte des blancs et les vignobles de l’Aube. Les trois premières, correspondant aux arrondissements de Reims et d’Épernay, au cœur même de la région champenoise, en forment la partie essentielle, celle où se situent les crus les plus réputés. Les vignes y serpentent à flanc de coteau en un long ruban de 120 km, sur une largeur de 300 m à 2 km.

     

    - La montagne de Reims fait partie de la falaise de l’Île-de-France. Elle constitue le versant méridional de la vallée de la Vesle, et s’étend jusqu’à la vallée de la Marne qu’elle surplombe à hauteur d’Épernay. C’est un vaste plateau, à faible relief, d’une longueur variant de 20 à 25 km et d’une largeur variant de 6 à 10 km. Parmi ses meilleurs crus on peut citer Ambonnay, Beaumont-sur-Vesle, Bouzy, Louvois, Mailly-Champagne, Sillery, Verzenais et Verzy.

     

    - Dans la vallée de la Marne les vignobles sont établis principalement entre Tours-sur-Marne et Dormans, et se prolongent jusqu’à Château-Thierry et au-delà, c’est-à-dire jusque dans l’Aisne. On y trouve des crus renommés tels que Ay et Mareuil-sur-Ay.

     

    - La Côte des Blancs, ou côte d’Avize, ainsi appelée parce qu’elle produit presque exclusivement des raisins blancs, est orientée face à l’est. C’est une seconde falaise perpendiculaire à la montagne de Reims, moins élevée, qui, au sud d’Épernay et de la Marne, s’étend sur environ 20 km nord-sud. Les meilleurs crus en sont Avize, Cramant, Oger et Le-Mesnil-sur-Oger. Elle se prolonge par la Côte de Vertus, la région de Congy et la Côte de Sézanne.

     

    - Séparé de l’ensemble marnais par la plaine de Champagne, le vignoble de l’Aube est établi dans la région de Bar-sur-Seine et de Bar-sur-Aube.

     
     
     

    DE LA CUVEE LA PLUS SOMPTUEUSE A LA PLUS ABORDABLE, LES VINS DE L'ANNEE

     

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    Michel ARNOULD et Fils
    Pierre ARNOULD EARL
    AUTRÉAU-LASNOT
    Jean BAILLETTE-PRUDHOMME
    Paul BARA
    BARDY-CHAUFFERT
    Brigitte BARONI
    BEAUMONT des CRAYÈRES
    Fabrice BERTEMÈS
    BESNARD CHEVALIER et Filles
    BLONDEL
    BOIZEL
    BONNET-GILMERT
    BONNET-LAUNOIS
    BOREL-LUCAS
    BOULARD-BAUQUAIRE
    BOURDAIRE-GALLOIS
    Jean-Bernard BOURGEOIS
    Christian BOURMAULT
    Christian BRIARD
    BRIXON-COQUILLARD
    Edouard BRUN & Cie
    Guy CADEL
    Jean-Yves de CARLINI
    Lionel CARREAU
    De CASTELNAU
    Guy CHARBAUT
    CHARPENTIER
    J. CHARPENTIER
    CHASSENAY d'ARCE
    Gaston CHIQUET
    COLIN
    COLLET
    Charles COLLIN
    COMTESSE GENLIS
    Champagne R.H. COUTIER
    Florence DAUPHIN
    Franck DEBUT
    Jacques DEFRANCE
    Maurice DELOT
    Veuve A. DEVAUX
    André DILIGENT et Fils
    DRAPPIER
    Philippe DUMONT
    ELLNER
    Nathalie FALMET
    FLEURY-GILLE
    FRANCOIS-BROSSOLETTE
    GATINOIS
    Michel GAWRON
    Michel GENET
    Pierre GOBILLARD
    Paul GOERG
    GOSSET
    H. GOUTORBE
    GRASSET-STERN
    HAMM
    Charles HEIDSIECK
    HENIN-DELOUVIN
    HUGUENOT-TASSIN
    Louis HUOT
    JEAUNAUX-ROBIN
    KRUG
    LAFORGE-TESTA
    P. LANCELOT-ROYER
    Guy LARMANDIER
    LAURENT-GABRIEL
    LAURENT-PERRIER
    LECLERC-BRIANT
    Xavier LECONTE
    LEGOUGE-COPIN
    LEGRAS et HAAS
    Laurent LEQUART
    LOMBARD et Cie
    Bernard LONCLAS
    Philippe de LOZEY
    MARINETTE RACLOT
    Olivier et Laëtitia MARTEAUX
    MÉDOT
    Charles MIGNON
    Pierre MIGNON
    Albert de MILLY
    MOËT et CHANDON
    MOREL Père et Fils
    MORIZE Père et Fils
    MOUSSE-GALOTEAU et Fils
    Yvon MOUSSY
    G.H. MUMM
    Étienne OUDART
    Hubert PAULET
    Jean-Michel PELLETIER
    PENET-CHARDONNET
    PERRIER-JOUËT
    Daniel PERRIN
    PERSEVAL-FARGE
    PETITJEAN-PIENNE
    PHILIPPONNAT
    PIPER-HEIDSIECK
    POL ROGER
    Ch. & A. PRIEUR
    QUATRESOLS-GAUTHIER
    Eugène RALLE
    RENAUDIN
    ROBERT-ALLAIT
    André ROBERT
    ROEDERER
    ROGGE-CERESER
    ROYER Père et Fils
    SADI-MALOT
    SIMART-MOREAU
    De SOUSA et Fils
    TAITTINGER
    De TELMONT
    THÉVENET-DELOUVIN
    Alain THIÉNOT
    J.-M TISSIER
    André TIXIER & Fils
    Michel TURGY
    De VENOGE
    VERRIER & Fils
    Maurice VESSELLE
    VEUVE OLIVIER & FILS
    VIGNON Père et Fils
    VINCENT D'ASTRÉE

     

    Le climat champenois

     

    Hivers assez doux, printemps incertains, étés chauds, automnes relativement beaux. Cependant une influence septentrionale et continentale s’exerce déjà, dont l’âpreté et la rigueur sont adoucies par celles des effluves maritimes provenant de la Normandie, de la Picardie et de l’Île-de-France voisines. La température moyenne annuelle est de 10 °C. Les forêts et les bois qui couvrent les plateaux environnants entretiennent une certaine humidité et tendent à stabiliser les températures. C’est un rôle modérateur essentiel car la vigne doit sa vigueur à cette humidité constante. Le vignoble est planté à une altitude qui varie entre 130 et 180 mètres, ce qui la préserve dans une certaine mesure des gelées de printemps associées aux brumes matinales qui s’attardent dans les vallées.

     
     
     

     

    Le sol

     

    Le vignoble champenois est établi sur le calcaire. Les grands crus reposent, en général à mi-coteau, sur une mince couche d’éboulis provenant des pentes tertiaires, où affleure la craie du crétacé supérieur avec ses fossiles caractéristiques (bélemnites), en un bloc atteignant 200 m d’épaisseur et parfois davantage. Cette assise est recouverte par une couche de terre meuble et fertile, d’une épaisseur variant entre 20 et 50 cm. La craie en sous-sol assure un drainage parfait permettant l’infiltration des eaux en excès, tout en conservant au sol une humidité suffisante. De plus, elle a la faculté d’emmagasiner et de restituer la chaleur solaire, jouant ainsi un rôle régulateur extrêmement bénéfique à la maturité, complémentaire de l’action stabilisatrice des bois et forêts déjà notée. C’est enfin à la craie, avant tout, que les vins de Champagne doivent leur finesse et leur légèreté. Sur les coteaux orientés au midi ou au sud-est qui l’abritent de leurs épaulements, la vigne prospère, protégée des vents du nord, généreusement offerte au soleil. La lumière, d’une exceptionnelle intensité, est réverbérée par cette terre claire qui réfléchit la chaleur du soleil : les grappes mûrissent entre les rayons et leurs reflets.

     
     
     

     

    La culture

     

    Au sein d’une zone délimitée par la loi française du 27 juillet 1927 (35 000 ha d’appellation dont seulement 31 000 plantés en 1995), les plantations nouvelles comme les replantations sont réglementées : le droit de plantation nouvelle résulte d’une autorisation ministérielle accordée très parcimonieusement ; le droit de replantation nécessite d’avoir préalablement arraché, à l’intérieur d’une même exploitation, une vigne d’une surface égale.

     

    Au sein d’une même commune ayant droit à l’appellation Champagne, les plantations ne peuvent s’effectuer que dans les parcelles expressément délimitées et non pas sur tout le territoire de la commune comme tel est le cas dans la plupart des autres régions vinicoles.

     

    Une réglementation des plantations favorise une meilleure maturité du raisin et donc une amélioration de la qualité : un écartement inférieur ou égal à 1,50 m entre les rangs de vigne ; une distance de 0,90 m à 1,50 m entre les pieds de vigne d’un même rang ; la somme des écartements et des distances doit être inférieure à 2,50 m. Ces dispositions ont pour but de limiter la vigueur de chaque pied ainsi que sa charge, de sorte que la récolte totale soit répartie sur un plus grand nombre de souches. Une hauteur maximale, par rapport au sol, des bourgeons situés à l’extrémité des prolongements et ce, en fonction du système de taille adopté : taille courte en Chablis et en Cordon : 0,60 m ; taille Guyot et taille de la vallée de la Marne : 0,50 m. Ces dispositions ont pour but de maintenir les raisins assez près du sol pour favoriser leur maturation grâce aux effets bénéfiques de la craie belemnite (rétrocession de la chaleur et de l’humidité emmagasinées).

     

    Une réglementation de la taille qui doit être courte et en fonction du terroir et du cépage :

    - La taille Guyot et la taille vallée de la Marne sont interdites pour les grands crus (100 %) et les premiers crus (99 à 90 %) ; seules les tailles en Chablis et en Cordon de Royat sont admises pour ces crus car elles donnent des raisins de plus grande qualité.

    - La taille du Chardonnay et du Pinot noir doit être impérativement effectuée en Chablis, Cordon de Royat ou Guyot. La taille de la vallée de la Marne est seulement autorisée pour le Pinot meunier.

     
     
     

     

    La méthode champenoise

     

    La méthode de la prise de mousse est rattachée généralement au nom de Dom Pérignon, génie gustatif du xviiie siècle, qui réalisa les premiers vins “tumultueux”, emprisonnés dans les bouteilles épaisses, aptes à résister à des pressions de quelque 6 kg. Elle consiste à additionner au vin tranquille obtenu après de subtils coupages et assemblages une liqueur de tirage dont la dose de sucre est définie selon le type de produit que l’on désire, et d’un levain de levures sélectionnées. Le vin est immédiatement embouteillé et mis en cave à une température de 10 à 12 °C. Une seconde fermentation alcoolique va s’effectuer. Elle durera des mois, et maintiendra le gaz carbonique sous pression dans les bouteilles qui sont alors posées sur des “pupitres” qui permettent de varier à l’infini la position des bouteilles. C’est l’opération de remuage qui consiste à incliner et à tourner les bouteilles. Certains spécialistes “manipulaient” 30 000 à 40 000 bouteilles par jour (aujourd’hui, ce sont surtout des gyropalettes automatiques qui le font) ! Quand le dépôt est rassemblé vers le goulot, il est expulsé à basse température. À la place des centilitres de liquide dégorgés (de 4 à 8), on rajoute une liqueur de complément, la liqueur d’expédition, constituée de vins vieux et de sucre dont la dose varie selon le type de mousseux recherché : brut, sec… Cette vinification ne ressemble à aucune autre puisque les opérations de coupage et de chaptalisation sont les déterminants d’une production de qualité.

     
     
     

     

    La liqueur de tirage

     

    La dose de la liqueur de tirage varie selon le type de “vin de mousse” recherché. Liqueur de tirage : il faut 4 g/l de sucre pour faire 1 kg de pression durant la seconde fermentation.

    - Pour un Champagne : 6 kg de pression, ou 6 “atmosphères”, soit 24 g/l de sucre.

    - Pour les autres mousseux : 4 kg de pression, soit 16 g/l.

    - Pour les pétillants : de 1 à 2 kg de pression, soit de 4 à 8 g/l de sucre.

     
     
     

     

    Les raisins des vins

     

    Le champagne provient de l’utilisation exclusive de trois cépages :

    - Le Pinot noir qui apporte au vin corps et longévité. Le roi bourguignon et champenois. Richesse aromatique, intensité et suavité en bouche. Des vins de très belle évolution. Difficile d’en attendre autant quand on essaie de le planter ailleurs.

    - Le Pinot meunier (noir également).

    - Le Chardonnay (blanc) qui lui confère finesse et légèreté. Le cépage de référence bourguignon et champenois, abusivement planté un peu partout. Très grand cépage, parfaitement adapté aux sols et climats de la Bourgogne, qui produit les plus grands vins blancs secs du monde.

     
     
     

     

    L’étiquette

     

    En plus de l’appellation Champagne, le nom du producteur et éventuellement l’indication du millésime, de la teneur en sucre (brut, sec…) et l’adresse de la marque ou du lieu de production, vous lirez sur les étiquettes de Champagne les initiales suivantes : N. M. (marque principale appartenant à un négociant-manipulant), M. A. (marque “secondaire” appartenant à un négociant-manipulant ou à un négociant qui commercialise le Champagne d’un autre négociant ou d’un vigneron, ce qui leur permet d’écouler leurs bas de gamme), R. M. (récoltant-manipulant. Champagne vinifié et vendu par un propriétaire ), C. M. (coopérative de manipulation. Champagne de coopérative).

     
     
     
     

     

    Le Champagne à table

     

    Pour le Champagne, s’il est bien sec, à l’apéritif ; s’il est demi-sec ou doux, au cours d’un repas ou en dessert (fruits et pâtisseries). Les inconditionnels peuvent faire tout un repas au Champagne, délaissant néanmoins les viandes rouges ou le gibier. Un vin idéal avec des crustacés, ou, s’il est plus charpenté (une cuvée de Prestige), sur un poisson en sauce ou un feuilleté de turbot. Le Champagne rosé s’apprécie sur une viande blanche ou sur un gâteau au chocolat (pas trop sucré).

     

     

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